<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620</id><updated>2011-06-25T07:28:40.098-07:00</updated><title type='text'>Le Pont</title><subtitle type='html'>traverserlepont@yahoo.fr</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lepont.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>55</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-107754503142142423</id><published>2004-02-23T06:03:00.000-08:00</published><updated>2004-02-23T06:05:51.576-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>immature, terriblement...&lt;br /&gt;ou est-ce ma féminité qui grandit à l´arrivée du printemps? je me fais envoûteuse, manipulatrice, je cille de mes yeux maquillés, je bois à longues gorgées langoureuses, la tête renversée et les yeux mi-clos, ma bière mexicaine, annonce comme ça, presque en chuchotant, que si je l´ai commandée, c´est uniquement à cause du citron vert, acide, que j´aime enfoncer dans la bière douce. Puis je m´adosse contre le fauteuil en skaï rouge de ce bar-lounge, rejette mes cheveux blonds juste sous la lumière du candélabre, et pour la première fois depuis des mois, j´allume lentement une cigarette en portant la bougie à mes lèvres et fume lentement, sans un mot. Je laisse mes jambes croisées, et me penche juste assez pour que mon pull remonte sur mes reins. &lt;br /&gt;je vous disais, immature...&lt;br /&gt;depuis que je suis retombée amoureuse *tout en silence, bien sûr, un amoureux qui ne le sait pas et qui adoucit mes rêves, j´en avez besoin, croyez-moi* j´ai l´impression d´être l´aimant de ces messieurs. je les provoque de mes yeux sombres, de phrases à double face, et de gestes presque par hasard. et celui sur lequel j´ai jeté secrètement mon dévolu est en train de s´en vouloir, de me trouver belle, de vouloir me séduire, ne comprend pas pourquoi maintenant, après tant d´années que nous nous côtoyons, et ne saura jamais que les fils, c´est moi qui les ai en main. &lt;br /&gt;les garçons sont naïfs, et un peu balourds, voyez-vous, et une once de discernement suffit à une fille pour installer dans un coeur simple et bon un chaos innommable et faire naître passion, fureur et désespoir...&lt;br /&gt;quelle méchante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des dimanche soir comme hier, j´en aimerais des dizaines. Du temps volé aux conventions, l´arrière pensée *je-dois-aller-travailler-demain* s´estompe peu à peu, pour s´effacer finalement. Seule avec les garçons, les regards sont rivés sur moi, je suis la princesse à protéger, mais aussi la reine dominatrice du soir, j´envoie mes réparties et tout le monde me donne raison, je pioche une cigarette du paquet, et des briquets se tendent, ils disent des trucs sans tact et je les mitraille du regard – seule avec quatre grands types, la plus petite, la plus mince, et c´est moi qui dirige la soirée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la nuit qui a suivi était douce, si douce, tu parles, ça n´est pas de Jude Law que j´ai rêvé – j´ai rêvé de rencontres interdites au creux de mille labyrinthes *mais mon prénom et son histoire m´empêchent de me perdre, bien sûr, je fais juste comme si, en sachant très bien où je vais et où il est* et de manipulations dangereuses, de peurs d´être découverte, de mains sur les cuisses de ce garçon, de coups d´œil en douce. Je ne sais pas s´il y a eu un baiser dans ce rêve, mais je sais que la réalité n´ira pas jusque là. Je veux un contact physique minime et intense, peut-être lui tenir la main une fois *dans le grand huit, par exemple, et en descendant, je ferais comme si j´avais tout oublié et lui y repensera et moi j´y repenserai*, rien de plus pour ne pas gâcher, peut-être encore une fois sa main qui effleure ma joue *trouble* ou juste un murmure comme « merci pour ton message » et là je sourirai et pour lui, il n´y aura plus d´issue possible, un chapelet de nuits blanches en attente et toutes les filles de la ville inexistantes. Un soir au café et quelques minutes, l´un dans les yeux de l´autre, devraient suffire et je ne l´aimerai plus, un détail me dérangera sans doute *l´inflexion de sa voix, sa façon de régler l´addition, une blague pas drôle* et je serai en paix avec ma conscience et déjà à la recherche du prochain. &lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-107754503142142423?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/107754503142142423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/107754503142142423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2004_02_01_archive.html#107754503142142423' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-107124265413363809</id><published>2003-12-12T07:24:00.000-08:00</published><updated>2003-12-12T07:25:01.530-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>le 10 nov 03&lt;br /&gt;que se passe-t-il si on donne un coup de pied à sa vie? elle se brise en mille morceaux et l´on reste planté là, devant le désastre, devant les éclats éparpillés au sol? ou bien est-elle élastique, cette vie que l´on pense si rigide? ou bien est-elle mouvante, comme une énorme bulle de savon qui n´éclaterait jamais? alors on donnerait un coup, paf, comme ça, elle voletterait plus loin, lancerait d´autres tons moirés, s´envelopperait autour d´une nouvelle lumière, prendrait une autre forme, lentement, aurait une autre voix, même. &lt;br /&gt;seulement pour donner un coup de pied à sa vie, il faut d´abord en sortir. il faut trouver la faille, dans les murs en brique, il faut peut-être même s´armer d´un instrument coupant (ça peut faire mal), et gratter, petit à petit, pour finalement s´en extirper *comme les prisonniers de la prison saint-michel, qui ont creusé leur chemin vers le dehors à la petite cuillère, année après année*&lt;br /&gt;un instrument coupant, ça peut être quoi, à votre avis? la perte d´un être aimé qui vous fait voir plus clair? un ordinateur qui vous connecte sur le monde? ou alors les mots d´un ami, qui, au détour d´un verre de vin un Dimanche soir vous dit, comme ça, mine de rien *mais ça fait un an que tu fais ce que tu n´aimes pas* - d´une banalité terrible, et pourtant, vous auriez eu une réponse honnête, vous? je n´ai su que bafouiller un truc du genre *hmm argent à soi hmm sécu hmmm congés payés hmm mieux que rien*&lt;br /&gt;ca n´est pas une excuse, alors vous permettez, messieurs dames, je me remets au travail et essaie de sortir de là. vous pouvez disposer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le 11 nov 03&lt;br /&gt;ce sont des moments qui s´étendent comme un *état* rien de pointu,rien que l´on puisse attraper de ses deux mains, rien de précis ni de descriptible&lt;br /&gt;il y a des gens qui ont une vie pleine de pointes, justement, qui escaladent montagne après montagne, qui ont des histoires à raconter, qui ont un commencement et une fin, et parfois même une morale. &lt;br /&gt;et puis il y les gens *comme moi* dont la vie manque totalement de pics - mais c´est d´un bonheur laiteux, épais et infini dont elles sont pleines, et au lieu d´aller de pic en pic *de plage à Rio en aventure en Pologne*, je me laisse divaguer d´ambiance en ambiance, de diffusité en diffusité, ça peut être le froid dans la rue, le roux des arbres, les souvenirs lointains de premiers baisers, les soirées du dimanche soir, attablée devant un vin blanc dans un café inconnu, où *juste* au moment où l´alcool fait tourner mon sang un peu plus vite, *juste* au moment où mes yeux piquent et j´oublie le froid, une musique d´un jazz vif, déchaîné, débridé et terriblement immoral se déclenche dans le local, à tue-tête, et tout d´un coup, je n´entends plus mes amis autour de la table – Laura rit- , et quand chacun se demande pourquoi, moi je trouve ça d´une logique parfaite.&lt;br /&gt;Rien á raconter de précis, voyez-vous, des *états*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le 14 novembre 03&lt;br /&gt;et puis il y aura quand même des moments que l´on n´oubliera jamais. eux aussi s´étendent, mais ça n´est pas une chape de bonheur, rien de bleuté, rien de laiteux, rien de doucereux. ce sont des moments où l´on patauge comme dans la boue, des moments de pluie et de gris dégueulasses, grotesquement maquillés de quelques frusques: une chemise bleue, un parfum d´éther, le goût de la salle d´attente de l´hôpital et le cri de téléphone, que l´on attend et redoute à la fois, ses yeux mi-clos, sa voix roque et le tuyau qui sort de sa bouche, de ses veines, partout. &lt;br /&gt;alors on s´accroche à l´insouciance des infirmières, aux gestes quotidiens, on se dit que tout continue en sachant que notre vie s´est arrêtée là. &lt;br /&gt;et même quand c´est fini, l´instant se poursuit, et on le reconnaît, maquillé, partout. dans les couloirs de la clinique psychiatrique, dans les yeux des autre malades, dans ses côtes amaigries et aux fenêtres de la cité vide, autour de la clinique. l´instant infini n´existe pas que pour le bonheur, messieurs dames, c´est bien dommage mais c´est comme ça. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le 17 novembre 03&lt;br /&gt;les bilans ont toujours quelque chose de rond, d´accompli. même si beaucoup reste en suspens en décembre et attend d´être poursuivi en janvier, tirer un bilan donne quand même l´impression de finir de tracer un cercle, de donner un sens à des moments éparpillés. &lt;br /&gt;il est encore trop tôt de tirer le bilan de 2003 et j´aimerais être déjà en janvier pour transformer en points d´exclamation ce qui reste encore interrogation. 2003 aura été l´année des retrouvailles. &lt;br /&gt;en mai Tim, en août Bettina, puis vient Théa en fin de semaine et Mario en décembre. les durées d´absence ont été variées: de quelques mois pour Bettina, deux ans Théa, trois ans Tim et ... cinq ans pour Mario. le risque de ne plus se reconnaître est grand, si bien que l´on se soit bien connus. évidemment, les retrouvailles avec Bettina étaient légères, pleines de bonne humeur et ont renforcé de quelques bon moments une amitié féminine. pour Tim, ça a été tout le contraire. les attentes étaient faussées par son désir de me séduire, nous ne nous connaissions pas finalement, et chacun a maquillé le visage a peine familier de l´autre à sa façon, pendant les années d´absence, et l´on s´est retrouvé l´un comme l´autre déçu. On est toujours déçu, quand on s´attend à rencontrer sa fantaisie en chair et en os. cela s´est passé mal, de façon très laide, nous nous sommes torturés réciproquement, serrant l´autre si fort, en espérant en voir jaillir finalement la rare substance que l´on en attendait. ça n´est que du sang qui nous a giclé au yeux, les mots ont fait mal, et nous nous sommes séparés à jamais dans un claquement de portière furieux et le coeur en vrac. Il était furieux que je ne corresponde pas à son attente, j´étais choquée qu´il s´étonne que j´aie changé. &lt;br /&gt;à la fin de cette semaine, je revois Théa, puis trois semaines après Mario. j´appréhende la deuxième rencontre terriblement et me demande: dois-je être comme il me suppose? dois-je être comme avant? la réponse est non, c´est clair, mais j´aimerais tellement ne pas les décevoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le 24 novembre 03&lt;br /&gt;münich en novembre&lt;br /&gt;il y a eu l´aller dans la brume, le train filait au milieu de forêts embrouillardées, l´air scintillait d´un gris humide et métallique, et parfois, je levais le regard de mon magazine pour, machinalement, chercher des fées et des elfes du regard, par la fenêtre. puis deux jours à munich, dorée, chic, impeccable, lisse, je cherchais derrière les galeries luxurieuses l´"autre" munich, le sale, le pauvre, l´humain - je ne l´ai pas trouvé. &lt;br /&gt;et il y a eu le retour, la nuit était déjà tombée et les supporters de foots avaient quitté la gare, vite acheter encore la meilleure bière du coin, je la fourre dans mon sac, dis au revoir et m´affale sur mon siège, dans le train chaud. je ressors mon magazine "neon", avec le sous titre "il serait temps qu´on devienne adulte" - je suis en plein dans la clientèle visée.&lt;br /&gt;le trajet est interrompu par trois correspondances, à chaque fois, le train devient plus sombre, plus sale, mais plus chaud, plus vrai, je m´y sens de mieux en mieux et quand je vois Kris sur le quai, je me sens enfin chez moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 12 décembre 03&lt;br /&gt;j´ai lu toute l´histoire en retenant mon souffle, cette histoire qui parlait de moi, cette histoire de mélancolie, de lait dans les veines, d´aérogare de tour de babel de vol long courrier, cette histoire d´épuisement et d´abandon, le petit matin avant même de vivre. &lt;br /&gt;cette histoire portait mon nom, mais pourtant ça n´était pas possible qu´une inconnue en sache autant, de mes fureurs et de mes angoisses, sache aussi bien que moi-même après des années d´adolescence, que le lait dans les veines peut se transformer en vin et vice-versa, et en cliquant enfin sur le petit x en haut à gauche de la page pour la fermer, c´était pourtant clair: elle ne parlait pas de moi, elle parlait de mon nom. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et mon nom, j´en suis la reine et la victime à la fois, ce nom grec d´abandon, ce nom recueilli par dionysos, ce nom aux mille monstres qui ne tient qu´à un fil, qui est traîné de charybde en scylla dans les eaux furieuses de sicile, traîné dans la poussière de la tromperie, oublié et presque noyé, ce nom finit par atteindre l´olympe bleue et dorée et c´est là qu´on apprend qu´après la peine, le ciel finit par venir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;avant que mario n´arrive du brésil, je savais déjà que je n´aurais pas la force émotionnelle de m´en réjouir, je me savais lasse du passé avant même de l´évoquer et j´avais raison. je connais mon corps mieux que personne en connais la faiblesse en connais les fluctuances -la pleine lune, voyez-vous- et dois défendre mon sommeil comme une louve, et quand je vais me coucher, le soir tôt, avide de mes rêves de mon repos, avide de la tasse de thé fumant et de la lumière tamisée à mon chevet, j´ai envie d´étrangler celui qui dit (immanquablement): déjà?&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-107124265413363809?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/107124265413363809'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/107124265413363809'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2003_12_01_archive.html#107124265413363809' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-106596938344040055</id><published>2003-10-12T07:36:00.000-07:00</published><updated>2003-10-12T07:36:23.090-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>je ne sais pas si c´est la fin d´une histoire ou un commencement, ou les deux même. mes parents quittent paris après sept ans là-bas, ma soeur quitte l´hôpital et rejoint des amies en colocation, mon frère a trouvé un petit appartement en banlieue, il y a des cartons partout et c´est un grand vrac dans nos têtes, une sorte d´apogée de la douleur, de &lt;em&gt;capitale&lt;/em&gt; de la douleur, un déchirement sans nom ni sang, bien propre, juste dans le coeur, et j´ai l´impression de badigeonner de plâtre bien blanc un mur où le moisi finit toujours par resortir, humide et fourmillant, et plus il ressort, plus je balance du plâtre et me félicite d´avoir un mur bien lisse, bien blanc, bien propre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ma ville, pendant ce temps, roussit, et dans ma longue promenade vers la place centrale, ce matin, vers mon jus de cerise-banane (KiBa dans la langue d´ici), j´ai trouvé sur le pavé gris allemand, toute seule, une fleur exotique, coupée juste sous les pétales, d´un jaune qui n´est pas d´ici. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et pendant que je regardais les vitrines des librairies, de trop près - j´observais mon visage jeune et y décelais toujours une ridule d´expression, au coin des yeux ou sur le front, et me disais que ces mêmes vitrines, en cinq ans, m´auront vu changer - un monsieur jouait de l´accordéon, exactement tous les morceaux préférés de mon père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ma ville qui roussit, disais-je, n´offre pas seulement des fleurs de mangue sur ses pavés, mais aussi Eric-Emmanuel Schmitt dans les salles aux milles lumières, qui lisait aux quelques francophiles du coin l´histoire d´Oscar...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et la semaine prochaine même Cédric Klapisch qui présentera l´auberge espagnole. Comme quoi, c´est un chouette bour du monde, ici...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-106596938344040055?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/106596938344040055'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/106596938344040055'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2003_10_01_archive.html#106596938344040055' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-106545416142023935</id><published>2003-10-06T08:29:00.000-07:00</published><updated>2003-10-06T08:29:21.266-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>depuis le 7 juillet, il y a eu une chaleur étouffante, puis le romantisme un peu désuet de la mer du nord, où kris et moi avions loué un appartement sous les toits d´ue maison en briques, et dans le petit jardin, nous buvions du rosé glacé avec des amis de chemin et allions regarder le coucher de soleil dans l´air salé et vibrant du nord, l´horizon n´en finissait pas et quand la marée était basse, nous pouvions marcher dans la mer des heures durant, comme ca, vers le large...&lt;br /&gt;depuis le 7 juillet, il y eu l´air qui s´est rafraîchi et les arbres qui ont roussi, une dernière tentation à la piscine, en bikini turquoise et le jour tombant bien plus tôt, et puis il a eu le déchirement familial, une nuit de samedi à dimanche, des tuyaux dans la gorge et de l´ouate partout&lt;br /&gt;il y a eu cette semaine interminable de septembre, accrochée au téléphone, la vie retenait sa respiration et les machines bipaient jour et nuit&lt;br /&gt;et elle a ouvert les yeux quand j´étais dans le train vers paris, et quand, essouflée et minée après des heures de voyages, masquée par des blouses d´hôpital et briefée par le personnel médical, je me suis retrouvée à son chevet pour la voir vivre, elle m´a dit :"ils me pomponnent, ici"&lt;br /&gt;depuis tout est différent, elle vit enfermée, mais vit. nous la regardons vivre, ébahis, nous buvons ses paroles pour y déceler la raison de son mal-être et nous taisons quand elle a besoin de calme. &lt;br /&gt;depuis le 7 juillet, il s´est passé des choses merveilleuses, et des choses d´une tristesse indécente, j´ai pris mille ans, mais la vie, c´est ca. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-106545416142023935?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/106545416142023935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/106545416142023935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2003_10_01_archive.html#106545416142023935' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-105757837920034431</id><published>2003-07-07T04:46:00.000-07:00</published><updated>2003-07-07T04:46:58.650-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>mon dieu mon dieu je perds des années, de la maturité et redeviens fougueuse et anti-tout comme à quinze ans - je suis éperdument amoureuse de robbie williams, me suis achetée une chaine ras-de-cou portant l´inscription &lt;em&gt;yours&lt;/em&gt; en lettres-coca-cola, suis montée hier dans le train-fantôme à la fête (et ai eu peur, surtout au squelette), porte à nouveau white musc de body shop et passe des heuuures au téléphone.&lt;br /&gt;je cherche mon chemin à travers la vie, et sais qu´il va passer par beaucoup de pays, beaucoup de paysages - et je me dis que peut-être, c´est ca, mon chemin: d´en changer tout le temps. Il y a des gens qui veulent être profs depuis toujours, d´autres clowns ou pâtissiers, moi je veux tout être et j´ai mis du temps avant d´arrêter de me reprocher de voler le meilleur de tout à doses homéopathiques, je suis un patchwork vivant et c´est ce qui fait ma personnalité.&lt;br /&gt;je ne suis fidèle à rien, même pas à mes rêves, attention, prochain changement d´humeur dans deux minutes, j´ai changé de coiffure (une franche longue et dorée balaie mes cils, c´est cool) et de livre de chevet, et en janvier, je commande un visa &lt;em&gt;travel &amp; work &lt;/em&gt;avec kris pour la nouvelle-zélande. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-105757837920034431?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/105757837920034431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/105757837920034431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2003_07_01_archive.html#105757837920034431' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-105706250505751651</id><published>2003-07-01T05:28:00.000-07:00</published><updated>2003-07-01T05:28:25.060-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Il a plu toute la nuit et quand je me suis réveillée ce matin, le paysage baignait dans l´eau gris-verte.&lt;br /&gt;Il a fait une chaleur étouffante hier toute la journée, et quand je suis rentrée, je suis allée à la piscine, me suis glissée dans l´eau bleue sombre, et les derniers rayons de soleil jetaient mon ombre au fond de l´eau. presque seule dans le bassin, niché dans le creux de deux collines, entourée de vert et du doré du ciel, j´ai laissé sécher mes cheveux au dernier souffle de la journée, des épis dorés et cuivrés couvraient mes yeux d´une longue frange effilée.&lt;br /&gt;Une dame de ma famille est morte entre ces deux instants (la piscine d´hier et la pluie d´aujourd´hui) et je ne sais pas si c´est bien qu´elle ait arrêté de souffrir, et je ne sais pas si c´est bien ce que je fais et ou je suis&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine dernière, Susan Sontag disait à propos des gens qui veulent tout enseigner sur tout, ceux qui écrivent des livres sur les pâtisseries mongoles et les montres togolaises, sur les coiffures du dix huitième siècle et le travail du bois en amazonie, qui justifiaient leur travail en disant: "But nobody knows it!", ce à quoi elle a répondu: &lt;br /&gt;"&lt;em&gt;Well, you know, a lot of people don´t know a lot of things&lt;/em&gt;!" et voulait dire par-là qu´elle ne voulait pas enseigner par ses livres, qu´elle voulait raconter une histoire, raconter un point de vue, mais ne pas être prise pour une machine à vérités.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-105706250505751651?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/105706250505751651'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/105706250505751651'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2003_07_01_archive.html#105706250505751651' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-105672479972076314</id><published>2003-06-27T07:39:00.000-07:00</published><updated>2003-06-27T07:39:59.736-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>bon, après avoir lu l´entrée de l´ultraorange (flemme de faire un link mais vous la connaissaez tous...), il faut bien que j´explique mon projet profess... heu, mon projet de vie aussi.&lt;br /&gt;commencons par ce que je ne veux pas faire: en vrac, répondre au téléphone, devoir demander des vacances, avoir faim en pleine réunion, passer ma semaine à attendre le week-end (qu´est ce que c´est, une vie ou l´on ferme les yeux très fort pendant cinq jours pour que ca passe plus vite et où on les laisse ouverts deux petits jours, et encore sans compter le supermarché du samedi matin-sainte horreur- et les dimanche soirs glauques comme le fond crasseux d´un bar, hein?), des collègues qui ignorent les progrès de l´hygiène depuis le moyen âge, les bonnes femmes de quarante ans voulant enfin faire carrière (après les gosses) et qui du coup distribuent des regards de jalousie anticipée aux jeunettes comme moi (si elles savaient que je ne sais même pas comment on épèle le mot carrière...), les horaires réglés comme si on avait oublié qu´un jour on meurt et tout et tout, quoi...&lt;br /&gt;et puis ya aussi ce que je veux. ou que je veux bien. faire un truc un peu utile, peut-être, mais pas trop quand même, un truc qui vivrait seulement de sa beauté un peu kitsch, un peu vieillote. une grande maison blanche à long island, des herbes hautes autour, battues par l´air de l´océan. une tasse de thé fumant et un tapis persan, je serais écrivaine, écrirais des essais littéraires sur paul auster ou aragon, pas de fiction puisque je ne m´en sors même pas avec ma vie, alors celle des autres imaginaires, vous pensez...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ou alors je serais une fille super cosmopolite et polyglotte, je tiendrais un bar littéraire à new york (toujours l´amérique, ne me demandez pas...), un bar international ou je recommanderais un earl grey pour Annie Ernaux, un Martini (blanc, avec une olive dedans)pour Auster, thé à la menthe pour Gide ou alors du gin pour Apollinaire, un gros rouge bon marché pour la populace de Zola... J´aurais ma clientèle à moi, des étudiants, des retraités, des homos, des ados, des blancs, des noirs, de tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et quand j´aurais fait ca, alors, je pourrais avoir un enfant, peut-être, une fille, c´est sûr, mais là, c´est une autre aventure...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-105672479972076314?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/105672479972076314'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/105672479972076314'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2003_06_01_archive.html#105672479972076314' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-95402311</id><published>2003-06-07T01:32:00.000-07:00</published><updated>2003-06-07T01:32:36.530-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>la chaleur vide ma tête et je ne suis plus qu´un corps, une étendue immense et voluptueuse, ou bien parfois même un grand désert arride, une mer tourmentée ou un paysage frais de printemps&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ma tête et vide, et je dis souvent que j´ai du lait dans les veines, je suis d´une langourosité veloutée, l´été - même quand les soirs se font longs et que, la robe roire et les lèvres rouges, je danse endiablée, même là mon corps est lent, lascif et abandonné,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ce corps que je douche, frotte, crème, huile, carresse et pince, ce corps que d´autres touchent, bousculent, regardent, ce corps clair, parfois même laiteux, ce corps brossé, épilé, séché, voilé, lacé, tressé, maquillé et parfumé, poudré, laqué, ce corps qui vole à mon âme tous ses devoirs, c´est maintenant mon corps qui pense, et quand je lis, c´est lui qui vibre, et quand j´aime, il faut que je touche. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-95402311?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/95402311'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/95402311'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2003_06_01_archive.html#95402311' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-94734989</id><published>2003-05-22T06:10:00.000-07:00</published><updated>2003-05-22T06:10:20.783-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>j´ai mon diplome dans la poche, et mon contrat se prolonge un peu. on m´a dit non pour la thailande et mario vient en décembre. j´ai aujourd´hui une journée pour moi toute seule, aucune contraite, et j´ai peur d´attaquer cette journée comme un artiste aurait peur d´entamer la pierre, ou de tracer le premier trait sur sa toile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;j´ai fait une expérience extraordinaire, qu´on appelle voyage &lt;i&gt;alpha&lt;/i&gt; et depuis, je sens que je vis.&lt;br /&gt;lors de ce voyage imaginaire, j´ai rendu visite à mon coin de terre, mon espace à moi, une sorte de fusion entre mes rêves et mon moi profond. je n´arrivais pas, malgré les instructions de notre professeur de yoga, à m´imaginer une porte par laquelle j´entre dans ce monde et que je referme derrière moi. du coup, j´ai tout laissé aux quatre vents. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;lorsque j´ai raconté ce voyage le lendemain à des amis, il se sont moqués de moi, et c´est comme s´ils avaient pénétré dans mon territoire et y avaient tout saccagé de boue et d´ignorance, comme s´ils avaient barbouillé le tout de moqueries injustes. depuis, j´ai compris à quoi servait cette porte, et la referme soigneusement. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-94734989?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/94734989'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/94734989'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2003_05_01_archive.html#94734989' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-93294804</id><published>2003-04-26T06:51:00.000-07:00</published><updated>2003-04-26T06:51:54.753-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>ce sont les mots qui forment la réalité. la réalité ne serait pas sans les mots pour la dire, pour lui donner ses couleurs et sa forme.&lt;br /&gt;c´est ainsi que mon père appelait, quand nous étions petits, les exercices de maths qu´il nous faisait faire &lt;i&gt;énignes&lt;/i&gt;,&lt;br /&gt;les promenades sous la pluie et dans la boue, &lt;i&gt;rain walking&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;les massages au dos, le long de la colone vertébrale, &lt;i&gt;coloniales&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;les vieilles dames de la campagne, mauvaises langues et un peu sorcières, &lt;i&gt;tataragnes&lt;/i&gt;,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;mon père aime les mots et donc n´aime pas les journalistes avec leurs modes, qu´ils lancent entre eux et qui n´ont aucun sens,&lt;br /&gt;mon père déteste les &lt;i&gt;ces qui &lt;/i&gt;à la mode du nouvel obs (&lt;i&gt;ces enfants qui nous mentent&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;cette france qui nous blesse &lt;/i&gt;etc etc), et les &lt;i&gt;qui sont &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;qui sont ces banquiers qui nous volent&lt;/i&gt;?)&lt;br /&gt;et puis aussi le mot &lt;i&gt;confidentiel &lt;/i&gt;mal employé: &lt;i&gt;ce bar-à, à rio est plus confidentiel que les boites à touristes&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;un sorcier me disait un jour qu´il faut faire très très attention à ce que l´on dit, parce contrairement aux convictions populaires, les mots restent plus longtemps que les écrits, seulement dans l´air, invisibles mais bien là, et que les mots et les prières et les chants du monde entier ont la puissance magique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;de changer la réalité en rêve, il suffit de dire les rêves et de taire la réalité&lt;br /&gt;tiens, qu´est-ce que je disais, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ce sont les mots qui forment la réalité...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-93294804?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/93294804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/93294804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2003_04_01_archive.html#93294804' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-93170772</id><published>2003-04-24T04:16:00.000-07:00</published><updated>2003-04-24T04:16:38.933-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>vienne à pâques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;tu parles, on nous avait promis sissi et franz, et de belles robes - même schönbrunn n´est pas terrible, &lt;br /&gt;et puis les *clochards* (quel mot...) qui boivent et qui crient et qui mendient dans les couloirs carrelés du métro&lt;br /&gt;et le prater et sa grande roue nostalgique, immobile au milieu des papiers gras&lt;br /&gt;dans un coin loupiote vaguement un mac do - vente à emporter uniquement - et les touristes décus, le plan de la ville au bout des doigts, restent plantées dans les allées desertes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;mais mon dieu la maison de hundertwasser, où les arbres poussent sur la facade, s´entortillent autour des fenêtres pour atteinde le toit&lt;br /&gt;les arcades dorées, les pylones kitsch de la kunsthaus&lt;br /&gt;vienne et ses kaffeehäuser, où l´on sirote &lt;i&gt;distraitement&lt;/i&gt; un moka&lt;br /&gt;pendant que le pianiste joue &lt;i&gt;distraitement&lt;/i&gt; chopin, mozart et beethoven en vrac&lt;br /&gt;la pluie qui tombait en trombes, lavant les places pavées&lt;br /&gt;et le marché aux puces où plein de gars voulaient me vendre la même montre&lt;br /&gt;15 euros disait le premier, 10 euros pronait le deuxième&lt;br /&gt;pssssst, 8, me chuchotait le troisième en cachette&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;vienne la belle est vienne la populaire, les trams, les magasins qui n´existent plus à paris, de laine, de boutins, de serrures, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;tout ca&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-93170772?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/93170772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/93170772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2003_04_01_archive.html#93170772' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-92530081</id><published>2003-04-13T09:22:00.000-07:00</published><updated>2003-04-13T09:22:49.746-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Plusieurs choses cette semaine. &lt;br /&gt;J´ai perdu mon travail - à partir du 19 mai - comme tous ceux de mon département. manque de moyens, &lt;i&gt;vous allez nous manquer&lt;/i&gt;, blabla.&lt;br /&gt;Le même jour, Mario m´écrivait du brésil et me racontait sao paulo, salvador, rio, et les mots sucrés ont mis un épaisse couche de peinture rouge vif et turquoise sur les mots dégueulasses du chef, et paf, tout était oublié. &lt;br /&gt;Le jour suivant, j´amenais mon diplome à relier. &lt;br /&gt;Plus que l´examen oral à passer.&lt;br /&gt;Et puis un jour plus tard, Kris a découvert pour moi une annonce dans le journal - nous recherchons des lecteurs d´allemand à bangkok.&lt;br /&gt;Depuis, je me fous le la forêt noire, vous pensez bien, et je pense à comment faire pour aller de bangkok à sao paulo.&lt;br /&gt;Rien n´est gagné, me direz-vous, certes, mais tout commence.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-92530081?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/92530081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/92530081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2003_04_01_archive.html#92530081' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-92353739</id><published>2003-04-10T04:39:00.000-07:00</published><updated>2003-04-10T04:39:21.500-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;the hours&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c´est une histoire éternelle. c´est l´histoire que l´une écrit, que la deuxième lit et que vit la troisième, et dans ces trois vies, dans ces trois lieux et dans ces trois époques (ces trois éternités), c´est le poète qui meurt. &lt;br /&gt;tout au long de ce film lourd et liquide, ce film de rêves brisés, ce film de cheveux défaits, de larmes presque versées, de soleil qui ne réchauffe pas, le spectateur se laisse guider dans les trois vies de ces trois femmes par des éléments récurrents. Les fleurs, tout d´abord. Il est question de fleurs à acheter, à couper, à offrir - &lt;i&gt;Mrs. Dalloway achète ses fleurs elle-même &lt;/i&gt;- , des fleurs pour décorer une fête, des fleurs pour enterrer un oiseau, pour fêter un anniversaire. Puis un deuxième élément, la poubelle. La poubelle qui s´ouvre pour avaler un gâteau raté, les restes d´une fête qui n´aura pas eu lieu, la poubelle qui avale ce que l´on s´était imaginé et qui a été contrarié par la réalité. Autre élément: des oeufs que l´on casse. Encore un autre: deux femmes qui s´embrassent qui qui restent bouche bée, surprise de la volupté du baiser. Et puis aussi la thématique de l´invité qui arrive trop tôt, qui sonne et surprend l´hôte, bouscule le cours des choses. &lt;br /&gt;Une vie pour la première, une journée pour les deux autres. La plus pâle est maîtresse du destin des deux autres, c´est la moins jolie qui est poète, c´est la moins jolie qui est maître et qui meurt.&lt;br /&gt;c´est l´histoire de secondes dans lesquelle s´infiltre l´éternité d´une cuisine du los angeles des années 50, moderne et pratique, propre et ensoleillée mais d´une fausseté de magazine féminin et de concurrence avec les voisins, dans laquelle trône un gâteau raté.&lt;br /&gt;c´est l´histoire d´une vie masquée, maquillée par trop de fêtes, dans un new-york d´aujourd´hui où il ne s´agit que de prix, de réputation et de concours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et puis bien sûr c´est l´histoire d´une femme qui dit à son mari qu´elle aussi a peur de mourir, que londres a bien failli l´emporter mais que richmond la tue vraiment. c´est l´histoire d´une femme dont le mari ne comprend pas que seul celui qui a causé les blessures peut les soigner. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et enfin c´est l´histoire des hommes et des femmes qui ont entouré ces trois femmes, invisibles, muets devant tant de désespoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;ta tante a de la chance, angélica, parce qu´elle a deux vies. elle a la vie que tu vois, et elle a la vie qu´elle écrit. &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-92353739?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/92353739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/92353739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2003_04_01_archive.html#92353739' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-91600223</id><published>2003-03-29T04:54:00.001-08:00</published><updated>2003-03-29T04:54:43.093-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>hier soir, il a plu pour la première fois depuis longtemps, et pour la première fois depuis longtemps, l´air sentait la terre chaude, la pluie d´été. &lt;br /&gt;pendant ce temps, j´écrivais au canada, en guinée et en chine. je portais une chemise en dentelle blanche et buvais un espresso.&lt;br /&gt;il faisait chaud, je me sentais bien, dans une sorte d´état evanescent et plus rien n´était important que l´encre noire sur le papier au grain grossier, la fleur de mon amie qui commencait à pousser, le printemps encore fripé et humide qui s´annoncait et le soleil rond et rouge qui se couchait, certainement un clin d´oeil de l´afrique brune à la pâle allemagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je ne sais pas où la vie me mènera, mais je sais que j´arracherai toutes les chaînes, toutes les frontières, toutes les barrières, et que je continuerai d´écrire en guinée à l´encre de chine, corsetée dans une chemise anglaise sous un soleil africain, laissant glisser un café italien le long de ma gorge. francaise. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-91600223?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/91600223'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/91600223'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2003_03_01_archive.html#91600223' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-91600215</id><published>2003-03-29T04:54:00.000-08:00</published><updated>2003-03-29T04:54:06.280-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>choses que j´aimerais pouvoir continuer à faire toute ma vie:&lt;br /&gt;- manger des spaghettis collants à deux heures du matin, attablée autour d´une table de cité u avec des millions de copains et parler un allemand de cuisine avec espagnols, portugais, chinois chiliens et tout et tout&lt;br /&gt;- faire du stop sans avoir peur de types au regard louche&lt;br /&gt;- avoir le luxe de la jeunesse et être exasperée que les types me sifflent dans la rue (je pense bien qu´un jour ca n´arrivera plus et qu´à ce moment là, je donnerai tout pour des oeillades, aussi grotesques qu´elles soient)&lt;br /&gt;- rentrer à pas d´heure en ayant prévu que de ne rester qu´ une demi heure à une fête, et parce qu´untel était là, et qu´une telle était là aussi et parce qu´on rigolait bien, parce que je me sentais bien, la demi-heure s´est transformée en cinq heures et puis voilà, je rentre trop tard et ca ne porte aucune conséquence&lt;br /&gt;- envoyer mes candidatures dans le monde entier en sachant qu´avec un délai de quatre semaines, je peux changer de vie, d´environnement, de langue et de travail&lt;br /&gt;- avoir une confiance folle en kris, et une admiration démesurée, et mon dieu comme c´est extraordinaire qu´il partage tous les points cités ci-dessus&lt;br /&gt;- lire des poèmes plutôt que des donneurs de conseils: comment être riche en 6 mois, comment cultiver son jardin, comment réussir ses soufflés&lt;br /&gt;- épuiser mon compte en banque pour des tickets de cinéma&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-91600215?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/91600215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/91600215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2003_03_01_archive.html#91600215' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-91226632</id><published>2003-03-23T07:49:00.000-08:00</published><updated>2003-03-23T07:49:49.170-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>il y a des gens qui pensent qu´avoir un enfant, c´est avoir enfin tout l´amour que l´on mérite deuis toujours et que personne n´a daigné nous offrir. ces gens là voient en l´enfant une sorte de dû d´amour, de reconnaissance et de fidélité, et pensent en regardant leur nouveau-né: &lt;i&gt;tu ne me trahiras pas, toi, au moins, tu ne m´abandonneras jamais et tu m´aimeras comme personne d´autre ne m´a jamais aimé.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;une sorte de bonus gratos donné par la nature, quoi. un joker, la dernière carte que l´on tire de son jeu parce que toutes les autres étaient mauvaises, ou, pire, que l´on n´a pas su jouer.&lt;br /&gt;mais j´aimerais que ces gens-là pensent deux minutes à leurs parents et se mettent dans la sitation d´un enfant dont l´on attend tout. pensez-vous vraiment que l´amour que vous portez à vos parents leur est dû d´emblée, quoi qu´ils fassent, uniquement parce ce sont vos parents? ne pensez-vous pas avoir choisi, en toute conscience et tout amour, de les aimer parce qu´ils vous ont écoutés, respecté, donné ce qu´ils avaient? &lt;br /&gt;ne seriez-vous pas réduit à une machine à amour biologique, si vos parents attendaient de vous l´amour absolu pour la simple raison qu´ils sont vos parents?&lt;br /&gt;ah oui, dans ce cas, c´est facile, d´avoir un enfant, il suffit de le faire et c´est amour garanti pour toute la vie, il suffit d´ignorer que c´est un être totalement libre de ses actes et de ses pensées, il suffit d´ignorer qu´il est totalement indépendant de nous dans son caractère et sa facon de voir le monde, qu´il est autre, tout simplement...&lt;br /&gt;et comme c´est facile, tout d´un coup, de rattaper toutes ces années mal-aimées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;tu me comprendras, toi, tu m´aimeras pour toujours, n´est-ce-pas?&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-91226632?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/91226632'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/91226632'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2003_03_01_archive.html#91226632' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-91053932</id><published>2003-03-20T04:11:00.000-08:00</published><updated>2003-03-20T04:11:52.763-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>c´est la guerre, et dire que je dormais quand d´autres se faisaient bombarder. qu´ai-je fait de plus ou de mieux qu´eux pour avoir le luxe du bonheur?&lt;br /&gt;j´ai envie de vomir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-91053932?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/91053932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/91053932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2003_03_01_archive.html#91053932' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-90805317</id><published>2003-03-16T07:22:00.000-08:00</published><updated>2003-03-16T07:22:36.623-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>elle était là quand je suis rentrée du travail, assise au bord du fauteuil bleu et entre kris et elle, un pack de bière entamé, au carton déchiré. elle avait noué ses cheveux pour la première fois depuis que je la connais, et autour de son cou, un mince écharpe beige enroulée plusieurs fois.&lt;br /&gt;sur la table, à coté des bouteilles de bière, une petite canette rose pâle qu´elle m´offrait pour son départ. dedans, m´explique-t-elle, une fleur pas encore éclose. ouvre la canette et verse de l´eau un peu chaque jour, mets la bien au soleil et elle fleurira. elle est repartie en laissant les bières entamées, minuscule au volant du camion de déménagement immense et elle a disparu dans la nuit, me laissant en pleurs sur le trottoir. kris m´a amenée ce soir-là boire un cocktail multicolore dans un bar grec, pour m´egayer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le soleil qui brille depuis n´arrive pas à me réchauffer, mais j´arrose soigneusement la fleur en boîte en me demandant à chaque fois si, quand elle aura fleuri, elle survivra à cette amitié.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-90805317?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/90805317'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/90805317'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2003_03_01_archive.html#90805317' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-80467542</id><published>2002-08-20T01:30:00.000-07:00</published><updated>2002-08-20T01:30:17.153-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>encore j'ai changé d'adresse&lt;br /&gt;retrouvez-moi au www.talknjot.com/aria&lt;br /&gt;à bientôt!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-80467542?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/80467542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/80467542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_08_01_archive.html#80467542' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-79141707</id><published>2002-07-19T01:09:00.000-07:00</published><updated>2002-07-19T01:09:32.896-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>et je pars d´ici pour plusieurs semaines, j´espère me retrouver, retrouver Kris dans mes rêves et ne plus rêver de blanc, j´espère dormir tout simplement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-79141707?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/79141707'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/79141707'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_07_01_archive.html#79141707' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-78902490</id><published>2002-07-13T06:48:00.000-07:00</published><updated>2002-07-13T06:48:56.983-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>vendredi 12 juillet 2002&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;les mots blancs, ce sont les mots que j’écrivais à la clinique, dans la douceur ouatée et stérile de la maladie, dans le coton des draps doux, entre les mains gantées de latex des hommes en blouse blanche, dans le silence du soleil à travers les stores en toile, les mots blancs, ce sont des mots de fatigue et d’éther, des mots de sommeil et de perfusions, des mots qui pansent de tulle l’écarlate du sang, le rouge de la vie, des mots-comprimés, des mots-bandages, des mots-flacons, et aujourd’hui, dans la couleur de la vie, dans le bruit de la bonne santé, les poumons guéris, je me demande si je ne ferais pas mieux de tomber amoureuse du docteur inconnu, paf, comme çà, sans le connaître, et écrasée d’amour pour lui, de le guetter à la sortie de la clinique, de coincer des messages sous les essuie-glaces de sa voiture et de briser sa vie de famille - s’il en a une - de lui envoyer des lettres signées tourmentées d’amour, de me marier avec lui après le premier baiser, de me dire après trois jours que c’était une belle connerie, d’avoir brisé ma vie et son cœur, d’émigrer en Argentine et de devenir peintre, sans le sou mais des flammes dans le cœur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ou alors je me réfugie dans les bras de Kris, oublie le docteur, les blouses blanches, ma mélancolie, la peinture er l’Argentine, et évite de ce fait, très très habilement l’hôpital psychiatrique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(pas un seul point et vous avez lu jusqu’au bout ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;samedi 13 juillet&lt;br /&gt;voulez-vous savoir pourquoi je souris toujours, pourquoi je dis toujours bonjour à mes voisins de pallier, pourquoi je ne raconte jamais mes problèmes à personne, pourquoi j’aime les couleurs et je suis d’un optimisme incurable, pourquoi je vois toujours le bon côté des choses, pourquoi je suis d’une idiotie maladive, je rougis souvent et adoooore tout, pourquoi j’achète des fleurs, comme çà, sur un coup de tête, pourquoi je commence les livres et ne les finis que rarement parce que le temps de rêvasser entre les pages, j’ai tout oublié ? pourquoi j’aime Kris d’un amour égal après presque quatre ans de hauts et de bas, pourquoi j’ai toujours des papillons dans le ventre et pourquoi tout m’attendrit, pourquoi je tremble avant de téléphoner et j’avale des tonnes de chocolat devant les films d’amour, seule et heureuse autour de mes 500 kleenex ?&lt;br /&gt;et bien je vais vous le dire : je suis amoureuse. toujours. de tout. et jamais de la même chose. jamais de la même personne. de gens, de couleurs, de trucs, ca change tout le temps, sans crier gare. je me passionne pour quelqu’un, quelque chose, je me jette la tête la première dans cet amour, oublie tout et ne rêve que de ça. l’important n’est pas l’objet désiré, mais l’état amoureux. c’est ma drogue et mon plus grand secret. c’est la raison de tous les pourquoi des lignes supérieures. c’est mon vice et ma plus grande qualité, personne n’en sait rien, même pas Kris, et il ne comprendrait pas que c’est pour ca que je sais l’aimer si longtemps. cet état amoureux perpétuel, c’est mon rêve éveillé, mon oxygène sous l’eau, tout artificiel et si vrai pourtant, un peu comme les couleurs psychédéliques de la télévision, c’est ma seconde vie amorale, interdite, honteuse et pourtant d’une pureté enfantine. &lt;br /&gt;et bien voilà, vous savez maintenant, Messieurs-dames, que je suis amoureuse à en mourir de mon docteur, apercu entre deux portes, que je donnerais mon âme pour du blanc et un disque de Tori Amos, et que dans deux jours, qui sait, peut-être même dans deux heures, je mourrai pour un jardinier et teindrai tout le blanc de mon âme, de mon armoire et de mes mots en vert et n’écouterai plus que Michel Polnareff...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-78902490?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/78902490'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/78902490'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_07_01_archive.html#78902490' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-78816539</id><published>2002-07-11T05:45:00.000-07:00</published><updated>2002-07-11T05:45:54.646-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>dimanche 7 juillet 2002, vers 22 heures&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le jour a baissé, le ciel est ardoise, peut-être un peu plus clair. je viens de me lever de mon lit blanc, la chemise tombant sur mes chevilles et le pansement près de l’épaule douloureux. je regarde par la fenêtre dans les autres chambres. quelques unes sont encore allumées, cà et là une infirmière, une perfusion, un malade, un lit comme le mien, et là-bas, à gauche, derrière les fenêtres bariolées, dorment les enfants malades. dans ma main gauche, pendant que la droite gribouille la partie trend-show du Vogue, je serre un coquillage minuscule et grand comme l’océan. c’est Laura qui me l’a offert. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;lundi 8 juillet, avant 9 heures&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;j’ai une armada de cousines, le saviez-vous ? toutes plus belles les unes que les autres, brunes aux yeux sombres - c’est que nous venons de la frontière espagnole. allez savoir d’où viennent mes cheveux clairs et mes tâches de rousseur - c’est que nous sommes de la frontière espagnole, de la ville rouge et noire que seul le soleil d’Août sait dompter, de la ville rebelle et poussiéreuse, à la crinière de bique et à la voix de cailloux. et voilà que je me retrouve ici, dans cette ville de poche à l’air frais et bleuté comme un matin de printemps, dans cette ville docile comme le plâtre et le bois, aux dentelles aux fenêtres et aux montagnes douces et rondes, la ville sans trop ni trop peu, aux gens blonds et souriants, où le soleil est toujours là quand il faut et le neige à Noël. &lt;br /&gt;quand je me suis réveillée ce matin, le soleil frappait à mes paupières pour entrer et les docteurs à la porte de ma chambre, mes poumons se remplissaient d’air et le coquillage magique et roumain était toujours dans mon poing fermé, et quand les docteurs sont entrés, ils m’ont dit en souriant que non, je ne sortirai pas aujourd’hui, que c’était dangereux et qu’on ne savait pas si mon poumon opéré le supporterait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;mais tout ce que je vois, moi, c’est le pansement au-dessus de mon sein gauche et le coquillage gris, minuscule, dans ma main, de mon amie en blouse bleue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;mardi 9 Juillet, le matin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;les stores en toile blanche sont tirés, le soleil se glisse à travers et donne à la chambre une lumière laiteuse. la douceur des gens, mes traits fatigués, la voix du docteur qui m’a réveillée, tout ca, ca frise bien l’ennui, un ennui douceureux, rond et lisse, un ennui même pas subtil, honnête et qui se reconnaît comme tel, un ennui que comprennent tous ces magiciens en blouse blanche, un sourire compréhensif sur les lèvres et du professionalime dans leurs gestes. Je sors tout à l’heure et je suis troublée à l’idée d’être malade à la maison, là où tout est si coloré alors que mon corps ne réclame que du blanc, du doux, du lisse, du rond et de l’ennui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et quand je raconte aux infirmières que je pars en provence bientôt, comme autrefois où l’on changeait d’air pour guérir, elles sont toutes jalouses et révâssent à Monet et Van Gogh et je ne sais qui, et moi je leur dis mais vous savez, je ne pars pas en vacances, je rentre à la maison et je m’y sentirai comme vous ici - et je ne comprends pas quand elles elles soupirent, oui mais c’est pas pareil. &lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-78816539?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/78816539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/78816539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_07_01_archive.html#78816539' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-78382725</id><published>2002-06-30T07:33:00.000-07:00</published><updated>2002-06-30T07:33:34.610-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>à 16 ans, j´écoutais de temps en temps, mélancoliquement, les 33 tours de mes parents. Simon &amp; Garfunkel au Central Park, certainement un soir d´été, ou une journée flamboyante d´automne, et depuis, chaque fois que j´entends leurs voix, c´est New York qui vient en moi. je n´en connais que l´aéroport mais je sais que cela pourrait être ma ville, à 16 ans j´en rêvais déjà, allongée sur la moquette vert-herbe de ma chambre, les yeux perdus dans les posters en noir et blanc de Brooklyn, je savais que je m´y sentirais bien, et maintenant, je me dis toujours que je pourrais y aller sans rien, à New York, nue même, mais avec un dique de Simon et Garfunkel et un livre de Paul Auster.&lt;br /&gt;des Etats Unis, je connais d´autres villes, d´autres montagnes, et des lacs même. à peine 14 ans, un corps encore d´enfant, des cheveux et des manières de femme et des idéaux plein la tête, dans un groupe de jeunes gens, tous entre 17 et 20 ans, j´ai parcouru le Colorado, habité chez une famille polyglote dans une maison en lattes de bois blanches, adossée contre une montagne et à deux pas du campus de Boulder. j´avais à peine 14 ans et déjà charmé le plus beau gars du groupe, ce qui a fait bouillir les filles de 17 ans et sourire celles de 20 ans. j´avais des problèmes d´amour hauts comme les montagnes environnantes, Tennis magazine dans mes bagages (Agassi avait gagné Winbledon cette année-là), un parfum de Naf-Naf je crois, et des photos de mes amis à montrer à tout le monde. j´étais perdue et ne comprenais rien à la langue, sauf quand je parlais avec les enfants, bien sûr et au guitarriste de la Pearl Street, que j´avais prié, dans un souffle timide et rougissant, de me jouer Don´t cry, rien que pour moi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;un soir, nous étions invités chez des amis de la famille. des millionnaires, m´avait-on soufflé, comme s´il s´agissait d´un secret bourré d´admiration, des millionnaires qui venaient de quitter New-York, tiens. Ils habitaient dans une allée bordée d´arbres millénaires, dans une villa coloniale, en bois. l´orage menacait d´exploser, et les gens buvaient du champagne à l´intérieur, dans une immense salle de séjour à la moquette vert-herbe, décidément. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;les murs blancs, la moquette, les visages asiatiques de ces millionnaires, l´orage menancant, la chaleur, et moi je n´étais qu´une enfant. je me suis éclipsée à la recherche de je ne sais quoi, ai trouvé dans une pièce regorgeant de jouets des enfants de riches, des enfants bien peignés et gâtés, nourris aux gâteaux faits maison et au jus de fruit pressé, et j´ai aménagé avec eux, toute la soirée, l´immense maison Belle-Epoque des Playmobils, en pensant le coeur tordu au prochain que je pourrais bien séduire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;comme quoi, à 14 ans, on est vraiment un enfant. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-78382725?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/78382725'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/78382725'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_06_01_archive.html#78382725' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-78263494</id><published>2002-06-27T03:23:00.000-07:00</published><updated>2002-06-27T03:23:36.810-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>les autres péparent l´émission de télé que je vais présenter&lt;br /&gt;et moi j´écris ma vie sur des post-its virtuels&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-78263494?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/78263494'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/78263494'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_06_01_archive.html#78263494' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-78225875</id><published>2002-06-26T08:36:00.000-07:00</published><updated>2002-06-26T08:36:25.973-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>je regarde d´un oeil Viva (l´équivalent allemand de MTV), coloré, excentrique et d´un autre, je lis Pelléas et Mélisande, leur grand drame suintant d´humidité dans un château sans lumière, je bois du thé au citron, puis un caco bien épais, je porte un robe légère et de grosses chaussettes et je suis extrêment blonde alors que je pense très roux, j´aime les vieilleries et j´adore Internet, je fais de la radio et je ne l´écoute jamais, je veux des milliers d´enfants et jamais être enceinte, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et quand je fais du vélo dans les champs frémissants, d´un vert étrange déjà jauni par le soleil, quand je file sur le chemin de terre et apercois l´immeuble où je vis, adossé contre les montages bleues, petit bloc beige entre montagnes et champs, quand je suis seule sur ce paysage à l´orée de la nuit, je pense au garcon aux cheveux à la fraise et aime Kris éperdument.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-78225875?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/78225875'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/78225875'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_06_01_archive.html#78225875' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-78129244</id><published>2002-06-24T05:33:00.000-07:00</published><updated>2002-06-24T05:33:08.143-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>il y des jours comme ca ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-78129244?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/78129244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/78129244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_06_01_archive.html#78129244' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-78022718</id><published>2002-06-21T05:56:00.000-07:00</published><updated>2002-06-21T05:56:50.606-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>et entre-temps, il y a eu une soirée de travail avec mon co-présentateur de télé, dans le café d´un cinéma minuscule aux murs de lière, à boire un mélange de bière et de Perrier (c´est bon...), à réfléchir sur notre rôle à la télé, à nous mettre en scène, et puis je suis repartie dans la chaleur collante, vers la maison, et il ne faisait même pas noir. &lt;br /&gt;cette journée d´hier, terminée donc avec bière et Perrier, a commencé par une étrange conversation téléphonique avec un type qui voulait m´embaucher suite à ma candidature, puis la journée s´est étirée dans la forêt noire où je travaille, dans la cave d´une jolie maison bleu ciel et blanche, avec des collègues qui ont le double de mon âge et des enfants déjà adultes, et qui m´appellent "la petite", et puis sur le retour de la forêt noire, dans la voiture que je conduisais en écoutant distraitement la radio et de temps en temps le CD de Tori Amos, en pensant au jus de fruit et à la glace qui m´attendent à la maison, en clignant les yeux au soleil cru de la campage, en sifflotant la fin de la journée, jetant des regard inquiets dans le rétroviseur pour vérifier mon maquillage, et bien voilà, j´ai entendu à la radio la nouvelle suivante:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"une fillette de deux ans a été trouvée morte dans une voiture. sa mère l´avait garée, troi heures auparavant à l´ombre et avalt laissé le véhicule et sa fille pour rendre visite à son mari, sur son lieu de travail. trois heures plus tard, le soleil avait tourné, et la température à l´interieur de la voiture égalait les 50 degrés. la fillette n´a pas résisté à la chaleur"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;j´ai pleuré jusqu´à la maison. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-78022718?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/78022718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/78022718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_06_01_archive.html#78022718' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-78022466</id><published>2002-06-21T05:45:00.000-07:00</published><updated>2002-06-21T05:45:43.990-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>un jour plus tard - je suis assise sur la mêe murette de ciment et j´attends Kris, encore une fois. la chaleur s´est éteinte un peu, j´attends l´orage comme un chat attendrait ... heu, qu´est-ce-que je voulais dire, déjà?&lt;br /&gt;j´ai encore envie de pleurer, c´est incroyable ce que je peux être liquide, je fonds tout le temps - d´amour, en larmes, de tristesse, de chaleur - je fonds et deviens une flauqe de rien. vide. sans couleur. seulement liquide, liquide, liquide. sur le chemin. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-78022466?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/78022466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/78022466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_06_01_archive.html#78022466' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-78022409</id><published>2002-06-21T05:43:00.000-07:00</published><updated>2002-06-21T05:43:10.503-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>note du 19 Juin&lt;br /&gt;toujours cette chaleur qui colle à la peau, il est 21 heures et j´ai un peu mal au coeur. derrière moi, les bâtiments de ma faculté, autour, du vert, devant, une rue paisible.&lt;br /&gt;j´entends le ruisseau qui me sépare de la fac, il bruissonne et me dit de rester, ou de partir, je ne sais pas très bien.&lt;br /&gt;sur une murette de pierre j´attends Kris, le ciel est d´un bleu boueux comme celui des beaux jours en Irlands, comme s´il se donnait un style, comme ca.&lt;br /&gt;ce soir (jusqu´ à maintenant), scéance de radio (tiens, un cycliste), on commente et critique l´émission - alors, c´était comment? et le son, la technique, la rédaction? nos deux responsables me complimentent (merci messieurs, mais - tiens, une voiture, deux même - c´était avec plaisir).&lt;br /&gt;on tourna la page, nous préparons une émission de télé, étappe supérieure, un niveau de plus, que du live bien frais messieurs-dames, une émission concue de A à Z maison (euh studio).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-78022409?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/78022409'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/78022409'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_06_01_archive.html#78022409' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-77841485</id><published>2002-06-17T04:30:00.000-07:00</published><updated>2002-06-17T04:30:40.340-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>il fait bien trop chaud pour écrire, vous ne trouvez pas?&lt;br /&gt;alors qu´est-ce-que je fais, à la place?&lt;br /&gt;glace au melon?&lt;br /&gt;crème solaire?&lt;br /&gt;lunettes de soleil?&lt;br /&gt;en fait, j´aurais bien besoin d´un livre-glacon. si ca existait...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-77841485?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77841485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77841485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_06_01_archive.html#77841485' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-77804812</id><published>2002-06-16T02:51:00.000-07:00</published><updated>2002-06-17T04:58:26.000-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>dans la campagne écrasée de chaleur, soleil rouge et forêt noire devant moi, et autour que du vert, et devant un chemin de terre, ca sentait l´herbe mouillée et l´orage, les oiseaux se taisaient et j´étais seule - enfin, Kris s´était éloigné avec son vélo, et je l´avais perdu de vue. mes pieds martelaient la terre, dans mes sandales en plastique, ma jupe flottait dans je ne sais quel vent et je marchais tout droit, les yeux rivés sur la forêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je fermai les yeux, pour ne plus que sentir, entendre, toucher, et j´ avancais ainsi à l´aveuglette, sur le chemin tout droit, je sentais la forêt se rapprocher, je sentais à ma droite le vieux banc de bois, sous l´arbre centenaire, je sentais le soleil déclinant sur ma peau et...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;paf, un arbre contre mon front.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-77804812?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77804812'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77804812'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_06_01_archive.html#77804812' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-77733933</id><published>2002-06-14T02:50:00.000-07:00</published><updated>2002-06-14T02:50:18.690-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>et je vais à travers la vie, deux nattes blondes dans mon dos et les yeux maquillés, à me demander sans cesse ce que je veux, et qui je veux, et qui je veux être, et le problème, c´est que ca change tous les jours. &lt;br /&gt;ce matin par exemple, je me suis habillée de toutes les couleurs, dans tous les tissus et toutes les formes de mon armoire, j´ai fermé les yeux et combiné au hasard le bleu ciel avec le beige et le rouge-vin, et quand je suis sortie de chez moi, c´était pourtant clair: je ne veux que du blanc, des dentelles et du coton. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-77733933?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77733933'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77733933'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_06_01_archive.html#77733933' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-77649754</id><published>2002-06-12T04:56:00.000-07:00</published><updated>2002-06-12T04:56:13.670-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>un cabinet de médecins. j´attends patiemment mon tour, dans la salle d´attente. propre, moderne, soignée, claire, stérile. les gens ne parlent pas, seules les deux assistantes, jeunes et jolies, semblent vivre isi, répondent au téléphone, font du café, échangent trois banalités...&lt;br /&gt;cette boule dans ma poitrine, c´est pour ca que je suis là. cette boule qui me fait mal. rien que d´y penser. cette boule que j´ai découverte il y a deux semaines, et que depuis, je n´ose pas toucher. non, bien sûr, je suis bien trop jeune pour avoir un ... euh, des problèmes comme ca, non, bien sûr, le docteut va regarder, toucher et sourire en pensant "encore une hypochondiaque", et je vais repartir le coeur léger et la douleur disparue&lt;br /&gt;mais je vous jure que je l´ai sentie, cette boule&lt;br /&gt;c´est mon tour...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-77649754?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77649754'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77649754'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_06_01_archive.html#77649754' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-77528558</id><published>2002-06-09T06:34:00.000-07:00</published><updated>2002-06-09T06:34:07.600-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>oups, j´ai oublié ce que je voulais dire. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-77528558?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77528558'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77528558'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_06_01_archive.html#77528558' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-77458552</id><published>2002-06-07T04:56:00.000-07:00</published><updated>2002-06-07T04:56:40.413-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>ce matin, alors que je traversais la route sans regarder, comme d´habitude, une voiture a du faire un écart pour moi, sans rien dire ni klaxonner. j´ai tourné la tête machinalement et le conducteur a regardé à ce moment-là dans son rétroviseur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c´était le garcon aux cheveux à la fraise et il a failli m´écraser&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-77458552?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77458552'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77458552'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_06_01_archive.html#77458552' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-77417354</id><published>2002-06-06T06:37:00.000-07:00</published><updated>2002-06-06T06:37:26.373-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>hier soir, vers 10 heures, j´a ouvert la fenêtre de la cuisine. la crête de la forêt se dessinait et flambait dans le soleil rouge, on n´entendait que les oiseaux et les voisins sur leur terrasse. j´ai allumé mon lecteur de CD et commencé à écouter notre émission - celle que l´on avait enregistrée il y a quelques semaines, dans une chaleur étouffante et entre deux verres de champagne, vous savez? &lt;i&gt;Sinn und Übersinn&lt;/i&gt;, elle s´appelle. cela veut dire mot à mot "sens et sur-sens", et pas mot à mot "sens et spiritualité". on y parlait d´anges, de sorcières et de feng-shui, de bouddhisme et d´euthytmie, et les voix de mes camarades volaient dans cette cuisine que peu connaissent, et j´écoutais nos voix en cuisinant - l´ail friait dans de l´huile d´olive, les pommes de terres cuisaient dans l´eau bloublouante et les épinard décongelaient sans un mot, le four préchaufffait et je regardais dehors, le soleil flamboyant et nos voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;quand je me penchais par la fenêtre, je pouvais voir de la fenêtre voisine la lumière de mon bureau, et je savais que Kris était là. quand il m´a rejointe dans la cuisine, alors que je buvais du vin rouge en écoutant les derniers mots de l´émission, le gratin de pommes de terre aux épinard était prêt.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-77417354?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77417354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77417354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_06_01_archive.html#77417354' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-77327242</id><published>2002-06-04T04:51:00.000-07:00</published><updated>2002-06-04T04:51:47.823-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>sur le forum de la CEV, les filles s´arrachent les cheveux et hurlent de tous leurs pixels (mon Dieu, combien de claviers écrasés?)&lt;br /&gt;et Henri trône au milieu comme un roi et il a bien raison&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-77327242?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77327242'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77327242'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_06_01_archive.html#77327242' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-77287462</id><published>2002-06-03T07:26:00.000-07:00</published><updated>2002-06-03T07:26:48.810-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>j´ai dans ma tête une base de données qui contient le souvenir exact de tous les lits dans lesquels j´ai dormi depuis mon enfance. à la mer, à la campagne, chez ma copine, au chaud ou à la belle étoile (oui-oui, ca compte aussi), toute seule ou avec quelqu´un, nuits agitées, ou calmes, malades et amoureuses - je me souviens de tout, il y en a des millions...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et le soir, comme mon sommeil m´est sacré et que j´en fais un rituel, et bien le soir, quand je ferme les yeux dans mon lit aux rideaux blancs, je choisis soigneusement un lit du passé pour m´y endormir, comme ca, dans le lit d´il y a vingt ans ou deux jours,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et l´espace d´une nuit, je suis&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;en Autriche, dans cette maison de bois&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;dans la chambre rose du fond de l´Illinois&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;dans le bruit des vagues et ce lit immense, à Collioure&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;nue, drapée dans le drap blanc de Valentin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sous la couette avec Atis, lisant en cachette le Nouvel Obs des parents auquel nous ne comprenions rien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sur le pont du bâteau, à 16 ans, qui nous emmenait vers l´Irlande&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ou dans le lit superposé, au-dessus de ma soeur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;on se parlait dans le noir, d´ailleurs, sans se voir, et c´était chouette&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-77287462?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77287462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77287462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_06_01_archive.html#77287462' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-77097058</id><published>2002-05-29T04:53:00.000-07:00</published><updated>2002-05-29T04:54:01.000-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>et quand tu me dis que tu m´aimes, des fois, tu as des larmes dans les yeux, et moi je ne comprends pas pourquoi l´amour est si liquide&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;décidément&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-77097058?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77097058'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77097058'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_05_01_archive.html#77097058' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-77097029</id><published>2002-05-29T04:52:00.000-07:00</published><updated>2002-05-29T04:52:19.020-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>mais quand il pleut dehors, quand les paupières tombent comme des oiseaux sur lesquels le chasseur a tiré, quand l´université, sèche, oasis de moquette et de bois, au café à l´eau et aux livres à la poussière, aux mille fenêtres me chuchote &lt;i&gt;assieds-toi et pense à tes rêves&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;alors il faut prendre un vieux Madame Bovary des étagères, s´asseoir près d´une fenêtre, ne surtout pas regarder dehors, et se plonger dans la triste vie d´une certaine Emma - et oublier les millions de trucs à faire pour le diplome&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;comme préparer une émission de télé, rédiger des textes pour la radio et faire une présentation Power Point pour montrer que l´on sait tout&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;beurk&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-77097029?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77097029'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/77097029'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_05_01_archive.html#77097029' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-76986552</id><published>2002-05-26T04:43:00.000-07:00</published><updated>2002-05-26T04:43:18.290-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>ca n´est pas parce que le soleil brille qu´on ne peut pas pleurer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-76986552?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76986552'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76986552'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_05_01_archive.html#76986552' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-76959730</id><published>2002-05-25T08:02:00.000-07:00</published><updated>2002-05-25T08:02:03.903-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>j´ai revu le garcon aux cheveux, heu... &lt;i&gt;strawberry-blond&lt;/i&gt;? le garcon aux cheveux à la fraise.&lt;br /&gt;dans une soirée aux robes noires et rouge à lèvres sombres, où les garcons en smokings sourient aux filles aux cheveux lisses, ou tout le monde tient à la main une coupe de champagne (encore!) et se vautre dans les délices de la fausse courtoisie.&lt;br /&gt;il pleuvait dehors, sur la terrasse au-dessus de la ville, et j´attendais quelqu´un, toute seule dehors, une coupe de champagne à la main, sans robe noire ni cheveux lisses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la musique populaire, dedans, couvrait le son de la pluie.&lt;br /&gt;Kris et Snow et Ela et les autres riaient, je ne les entendais pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et tout d´un coup, il était là. les cheveux ébouriffés, la chemise immaculée ouverte, sans cravate et un cordon de cuir autour du cou, le garcon aux cheveux à la fraise, et il était aussi absent que moi, mes cheveux longs et bouclés, et mes vêtements pas noirs, aussi absent dans cette jeunesse dorée, décadente et aux cheveux lisses, parfaite et sans histoire.&lt;br /&gt;il m´a parlé, s´est penché dans un souffle alcoolisé vers mon visage et m´a soufflé trois mots que je n´ai pas compris, en frôlant ma joue de la sienne.&lt;br /&gt;Gloria Gaynor braillait dans un coin, il a passé sa main dans ses cheveux étranges, et a disparu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je me suis réveillée le lendemain, un goût de fraise dans la bouche et Kris a ouvert ses yeux couleur d´eau, tout à côté de moi et m´a demandé: "C´était qui ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n´ai pas compris de qui il parlait. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-76959730?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76959730'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76959730'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_05_01_archive.html#76959730' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-76836559</id><published>2002-05-22T04:41:00.000-07:00</published><updated>2002-05-22T04:41:16.343-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>un parking de supermarché, macadam brûlant et voitures poussiéreuses partout. mon ombre est immense, je suis en plein milieu, les yeux clignotants, toute seule, presque comme une enfant abandonnée. &lt;br /&gt;à la main, j´ai une glace. une glace à l´eau, une vraie, à l´orange, qui goutte sur mes doigts, et sur mon menton, de grosses gouttes d´un orange fabuleux. &lt;br /&gt;le soleil tape toujours et je ne croque pas ma glace. &lt;br /&gt;je ferme les yeux quand le liquide orange coule le long de ma gorge et je pense à Collioure.&lt;br /&gt;j´avais quelques années à peine,  et je sucais exactement la même glace, l´orange à l´eau, tu sais?&lt;br /&gt;et il y avait des galets sous mes pieds, lisses et polis par l´eau.&lt;br /&gt;et le soleil me donnait une ombre de grande, et je fermais les yeux en laissant ma glace fondre dans ma bouche, sans la croquer bien sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sur le macadam du supermarché, plutôt à l´est de l´Europe, vous ne me croirez pas, mais j´était à Collioure, le temps d´une glace. &lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-76836559?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76836559'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76836559'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_05_01_archive.html#76836559' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-76795432</id><published>2002-05-21T05:35:00.000-07:00</published><updated>2002-05-21T05:35:30.476-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>l´émission de radio est terminée. enregistrée Vendredi soir, dans une chaleur étouffante, tout le monde retenait son souffle et notre présentatrice souriait. dans le jardin de la radio, peu après, une coupe de champagne à la main, Stef filmait, Joch me parlait et Fay me disait, en allumant ma cigarette, qu´il aurait bien plus que du feu pour moi. &lt;br /&gt;j´étais perplexe, dans ces 40 degrés, mon T-shirt collait à ma peau et je parlais d´art, du mal d´écrire, &lt;br /&gt;et me mis d´une minute à l´autre à nu et dévoilai ce journal. &lt;br /&gt;maintenant, je compte sur le champagne et l´euphorisme radiophonique pour avoir fait oublier à ces non-francophones cette adresse si compliquée. http://lepont.blogspot.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-76795432?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76795432'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76795432'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_05_01_archive.html#76795432' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-76657485</id><published>2002-05-17T06:45:00.000-07:00</published><updated>2002-05-17T06:45:24.930-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>avoir le sentiment d´être enfin, après un très long voyage, arrivé chez soi. &lt;br /&gt;avoir cherché des jours et des jours et des nuits, s´être scrutée dans le regard des autres pour savoir qui l´on est, se surpendre soi-même dans le reflet des vitrines, et, le temps d´une miette de seconde, se demander qui est la personne qui nous regarde de ses yeux sombres, bizzarement, avant de constater, un peu troublé, que c´est soi-même. &lt;br /&gt;maquiller son âme comme son visage le matin, là plus rose, là plus noir et surtout le tout bien lisse. &lt;br /&gt;s´étonner, encore et toujours, de l´inefficacité de tel ou tel Dieu, qui a associé à cette âme un corps qui ne la représente pas du tout, ou vice-versa.&lt;br /&gt;et puis tout d´un coup, pour un projet parmi d´autres, j´entre dans un studio de radio.&lt;br /&gt;je frissonne, le soleil ne m´y suis pas. &lt;br /&gt;je regarde autour de moi, des micros, des techniciens, des cables et des vitres.&lt;br /&gt;on me dit de m´asseoir là, oui, à cette table en bois, on referme la porte derrière moi. &lt;br /&gt;les murs sont capitonnés, devant moi, un micro pend.&lt;br /&gt;je lève les yeux et regarde à travers la vitre de verre qui me sépare de la régie. &lt;br /&gt;le technicien lit mon script, lève les yeux et me demande si le micro est bien réglé. sa voix vient de mes écouteurs, pourtant elle est présente partout dans la salle.&lt;br /&gt;dans mon ventre aussi.&lt;br /&gt;les rédacteurs me regardent, un ami me filme pour un documentaire, je n´entends plus rien, tiens ma feuille entre les mains.&lt;br /&gt;et puis la lumière rouge arrive, le monde entier est On Air, me semble-t-il. tout le monde attend que je parle, dans cette langue qui n´est pas la mienne. &lt;br /&gt;et je parle, ma voix est partout. surtout dans mon ventre. je ne vois plus rien, juste la lumière au-dessus de la porte, On Air.&lt;br /&gt;et c´est ca, ma maison, je pense, une maison On Air, une vie on Air et moi On Air...&lt;br /&gt;je veux faire de la radio. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-76657485?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76657485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76657485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_05_01_archive.html#76657485' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-76570161</id><published>2002-05-15T01:00:00.000-07:00</published><updated>2002-05-15T01:00:04.736-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>je loupe tout, en ce moment. je viens trop tôt aux rendez-vous. ou pas du tout. j´oublie mes clés, je loupe le bus, j´oublie de manger et quand je veux appeler quelqu´un, c´est un autre numéro que je compose. je perds mes marque-pages, je me trompe de shampooing, je crois qu´on est Vendredi, j´oublie les noms des gens.&lt;br /&gt;et le matin, si j´ai du mal à me lever, c´est parce qu´il faut bien que je démêle rêve et réalité, que je range le tout dans mes étagères mentales, que je mette des étiquettes "vrai" et "faux", que je vérifie si c´était bien un rêve, ces mille hommes autour de moi, et &lt;i&gt;surtout &lt;/i&gt;ces mille femmes autour de Kris. &lt;br /&gt;et même là, je mélange tout. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-76570161?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76570161'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76570161'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_05_01_archive.html#76570161' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-76531887</id><published>2002-05-14T03:59:00.000-07:00</published><updated>2002-05-14T03:59:20.956-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Richard Leacock, le célèbre auteur de films documentaires américain, un petit monsieur très âgé, avec les yeux d´un adolescent, tremblant sur sa chaise mais si sûr derrière une caméra, aux mots doux et acides à la fois, nous a rendu dernièrement visite, en plein milieu de notre cours de caméra. il a refusé énergiquement le café que l´on osait à peine lui offrir, s´est assis sur une chaise en méprisant le fauteuil installé pour lui, et s´est mis à parler de film, de lumière, de la vie. &lt;br /&gt;pour la première fois depuis que je le connais, notre prof de caméra, d´ordinaire si emporté, si rude et si tempétueux, s´est tu et a écouté les mots du monsieur:&lt;br /&gt;"&lt;i&gt;the camera is a way to see, not to show, to search, to explore. when you go to the supermarket, don´t forgive your camera.&lt;br /&gt;I hate television&lt;/i&gt;"&lt;br /&gt;et tout le monde a baissé la tête. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-76531887?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76531887'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76531887'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_05_01_archive.html#76531887' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-76492604</id><published>2002-05-13T05:25:00.000-07:00</published><updated>2002-05-13T05:25:35.976-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>j´écrivais il y a quelques mois:&lt;br /&gt;un matin d’hiver, un peu avant Noël, d’un blanc glacial, bien loin en-dessous de zéro&lt;br /&gt;mais la bulle de chaleur et bulle de lumière, café aquatique, oui, il a goût à l’eau, mais brûlant quand même...&lt;br /&gt;on est 6 en tout dans cette grande salle, calmes, à se réchauffer. Certains parlent doucement de je ne sais quel exposé à préparer er j’attends mon amie aux cheveux presque bleus.&lt;br /&gt;J’ai une sœur, entre autres, le saviez-vous ? une mini-sœur au cœur immense et aux yeux verts - elle accouche des vies - quel beau métier, me direz-vous, oui, mais il y a du sang aussi, vous dira-t-elle. Ma sœur habite dans un autre pays - en fait, elle habite dans mon pays, c’est moi qui suis partie. Dans ce pays là-bas, il y a des persiennes bleues, surtout dans le Sud évidemment. Et les maisons, brique et poussière. Poussière de soleil et nuits étoilées, je m’enfuyais à 18 ans et emmenais les garçons sur une colline. Je riais et leur disais que c’était le plus bel endroit du monde, tu parles. Alors ils étaient plantés là, idiots, sur leur colline, ils souriaient gênés et je tourbillonnais autour d’eux. Et puis ils m’embrassaient, ces idiots. tous. Certainement parce qu’ils trouvaient les trois loupiotes en bas de la colline romantiques, la skyline de ma ville de brique et de poussière, ces trois loupiotes.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-76492604?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76492604'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76492604'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_05_01_archive.html#76492604' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-76457739</id><published>2002-05-12T06:12:00.000-07:00</published><updated>2002-05-12T06:12:09.280-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>et puis le temps qui change comme si le ciel me singeait. comme s´il voulait me rire au nez et me dire: regarde comment tu es, un soleil radieux et puis paf, tu pleus et pleures, tu es d´une blancheur de nuage et personne ne sait pourquoi. et dans ces cas-là, je vous le dis pour la prochaine fois: moi non plus, je ne sais pas, alors arrêtez de demander. &lt;br /&gt;un type, dans le Centre des Ordinateurs, me guette depuis quelques semaines. il se dit amoureux de moi, m´envoie des messages d´amour, qui apparaissent sur mon écran, dans une étrange fenêtre, grotesques, indiscrets, ridicules. je ne peux pas les refuser ces messages, et je ne sais même pas y répondre. alors il croit certainement que je suis arrogante, que je l´ignore et je ne sais quoi. je ne sais même pas à quoi il ressemble, parce que je n´ose pas le chercher du regard. alors je rougis toute seule devant mon écran. quelle idée...&lt;br /&gt;et puis tiens, vous savez quoi? moi, les types qui m´écrivent, je n´en pense rien de bon. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-76457739?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76457739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76457739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_05_01_archive.html#76457739' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-76390699</id><published>2002-05-10T03:07:00.000-07:00</published><updated>2002-05-10T03:07:19.323-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>hier soir, sur le macadam trempé, sur le chemin vers la fête foraine, nous marchions à trois, moi au milieu, entre Kris et And. le soleil jetait ses derniers rayons juste en-dessous des nuages plombés, l´air était chaud et humide, les oiseaux se taisaient, ca sentait le lilas. et nous marchions. les garcons causaient, je me taisais. je regardais les belles villas encadrées de lierre et lisais le nom des rues - Birnblütenweg, Kirschblütenweg, Margeritenstrasse - les les garcons disaient que ca doit être bien, d´avoir une terrasse sur le toit. &lt;br /&gt;le chemin vers la fête n´était qu´un chemin à peine goudronné, encadré de belles villas d´un côté, de fouillis vert étrange de l´autre, ca n´était qu´un chemin detrempé de pluie un soir d´été, qu´un chemin aux noms de fleurs. mais ce chemin était but - et j´aurais bien voulu qu´il continue après la fête...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-76390699?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76390699'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76390699'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_05_01_archive.html#76390699' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-76338411</id><published>2002-05-09T02:55:00.000-07:00</published><updated>2002-05-09T02:55:09.736-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>mes parents sont partis, j´ai le coeur gros. toujours dans la cave blanche, je regarde dehors, à travers le grillage des soupirails et décide: ce soir, je vais à la fête de Stuttgart. et je me demande. quelles sont ces personnes étranges, déguisées en momie, qui nous font peur dans le train-fantôme? pourquoi quand on mange de la barbe-à-papa, c´est comme si on avait des nuages plein la bouche et puis tout d´un coup, plus rien? pourquoi les Allemands boivent-il de la bière à la fête foraine (le grenadine, Messieurs-Dames, ca serait bien mieux, quand même...)? pourquoi ne recoit-on jamais, à la pêche aux canards, les cadeaux immenses et grotesques du haut de l´étagère? et pourquoi y a t-il plus d´adultes que d´enfants, dans les fêtes foraines?&lt;br /&gt;et je crois que j´ai la réponse: les adultent attribuent à l´enfance leurs propres rêves ... qui n´ont rien à voir avec les rêves d´enfants.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-76338411?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76338411'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76338411'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_05_01_archive.html#76338411' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-76338321</id><published>2002-05-09T02:48:00.000-07:00</published><updated>2002-05-09T02:48:31.496-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>sur le chemin du Centre des Ordinateurs. le vert toujours obsédant, le bleu vibrant du ciel, la station-service jaune-citron et les cheveux d´une pâleur presque blanche dans mes yeux, et tiens, tant qu´on parle d´yeux, ceux de la petite fille à l´arrêt de bus étaient d´un bleu clair étrange, comme de l´eau, comme la lumière d´un ordinateur - et puis ca y est, j´entre dans le temple informatique avec une carte magnétique - heu, magique. tout est blanc. où sont les couleurs de la vie? cliquetis des claviers, chuchotements d´étudiants sérieux, on descend les escaliers en colimacon, en plâtre, vers la cave blanche. stérile. moderne. magnétique, digitale, glacée. le rose de mon T-shit pâlit, mes yeux s´assombrissent et je deviens moi aussi un zombie. quelle heure il est? c´est la faim, qui tiraille mon ventre? tiens, j´ai mal a la tête depuis quand, en fait? et en sortant, fera-t-il jour? ce sera peut-être même déjà l´hiver, mes parents seront rentrés en France depuis longtemps, Kris sera marié avec une autre et j´aurai mille ans. &lt;br /&gt;cher ordinateur, à cause de toi, j aurais loupé mon bus. &lt;br /&gt;mais le trou dans le ventre est parti...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-76338321?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76338321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76338321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_05_01_archive.html#76338321' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-76263622</id><published>2002-05-07T08:07:00.000-07:00</published><updated>2002-05-07T08:07:18.240-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>j´ai un trou dans le ventre. j´ai mal de tout. d´amour, de faim, de travail, d´amitié, de sourires.&lt;br /&gt;un reportage radio sur les sorcières, la visite de mes parents et quelques rêves plus loin, je me retrouve vidée. où est la sortie? où est l´entrée? et même si je ne pouvais que rester dans le couloir, ca serait bien. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-76263622?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76263622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76263622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_05_01_archive.html#76263622' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-76122094</id><published>2002-05-03T08:40:00.000-07:00</published><updated>2002-05-03T08:40:56.276-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>il pleut à seaux. le vert, plus vibrant que jamais, les fleurs de pommier sur l´asphalte détrempé, tâches blanches noyées dans la saleté. je n´habite plus en France depuis longtemps. mais parfois, je pense à elle, humiliée par les uns, piétinée par les autres, les uns triomphants, les autres hurlants et je ne sais pas quoi dire de mieux que les autres. que voulez-vous?&lt;br /&gt;je vis dans la lumière artificielle des studios de télé - c´est là que j´y fais mes études - et dans le noir des studios de radio. quand j´en ressors, après des heures, je ne sais même plus si aujourd´hui est déjà demain, parfois il fait déjà jour, parfois déjà nuit. coupée du monde et en plein dedans - à l´écart et au beau milieu à la fois, je vis &lt;i&gt;dedans&lt;/i&gt;. ca n´est pas que je n´aime pas la nature, oh non, mais je préfère les lampes et leur lumière jaune, et puis j´aime quand la nature me surprend et que je me dis, en sortant du studio "tiens, c´est déjà le printemps?". &lt;br /&gt;c´est que j´aime l´intérieur, en fait. j´aime les hammams brûlants, les chuchotements des femmes nues, j´aime le coin du feu et la neige vue de l´intérieur, j´aime m´asseoir en cours tout près de la fenêtre et inventer les dialogues des gens que je vois parler dehors, j´aime le bruit du vent, la nuit, quand il cogne aux volets et puis l´été, une église et ses bancs de bois, à l´abri des ardeurs et des bruits...etc etc&lt;br /&gt;il n´y a qu´une situation dans laquelle je préfère être dehors: aujourd´hui hors de France. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-76122094?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76122094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76122094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_05_01_archive.html#76122094' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3487620.post-76073390</id><published>2002-05-02T02:34:00.000-07:00</published><updated>2002-05-02T02:34:32.190-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>j´ai délaissé Milk and Wine pour manque de Dreamweaver, pour raison de lenteur et par manque d´organisation. et puis il fallait absolument que j´essaie un blog. et puis je suis très infidèle, vous savez, je me lasse vite, de tout, des couleurs, des titres, des mots, des lieux. alors quand je déménage virtuellement, j´ai l´impression, dans mon coeur, de faire des cartons, de ranger mes vielleries, d´épousseter le tout et de partir sans me retourner. comme toujours.&lt;br /&gt;j´ai du lait dans les veines et la lenteur m´envahit. tout doucement, &lt;i&gt;lentement&lt;/i&gt;, de bas en haut. socouez-moi vite avant qu´elle n´atteigne mes yeux et ne les ferme.&lt;br /&gt;j´ai du plomb sur les épaules et un désert dans le bouche, comme dit Tori Amos. &lt;br /&gt;et pourtant...&lt;br /&gt;et pourtant...&lt;br /&gt;et pourtant c´est mon ciel préféré, dehors, un vert vibrant et presque érotique, les arbres se courbent sous le poids du vent, le ciel est lourd à n´en plus finir, il est gris acier, gris-plomb-métal-alluminium, gris asphalte, sombre, plein, puissant et si lourd.&lt;br /&gt;et le soleil, messieurs-dames, le soleil perce et jette comme une écharpe dorée &lt;i&gt;sous &lt;/i&gt;ce ciel étrange, le défie de sa lumière, et c´est magique. &lt;br /&gt;un orage se prépare.&lt;br /&gt;vous ne me connaissez pas mais si vous savez le ciel au dessus de moi ... vous devez bien avoir une petite idée...non?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3487620-76073390?l=lepont.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76073390'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3487620/posts/default/76073390'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lepont.blogspot.com/2002_05_01_archive.html#76073390' title=''/><author><name>aria</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11396043831800562316</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry></feed>
